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Bulletin de santé du végétal Grandes cultures - Bilan de la campagne 2020

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Lin, colza, céréales à paille, tournesol, protéagineux, soja, pour chaque bilan vous trouverez une description du dispositif régional d’épidémiosurveillance, le bilan climatique de l’année et le bilan sanitaire pour chaque maladie, ravageur ou plante parasite.

Bilan céréales : La campagne a tout d'abord été marquée par les précipitations importantes et régulières intervenues dès la mi-octobre qui ont fortement perturbé la période de semis. Des intentions de semis ne se sont pas réalisées, obligeant les producteurs à se tourner vers des céréales de printemps ou bien des cultures d'été. La douceur de l'hiver a tout particulièrement favorisé la multiplication des pucerons. Les symptômes de JNO ont été importants et expliquent certaines pertes de rendement.
Côté maladies du feuillage, le printemps sec a très fortement limité le développement de la septoriose. Par contre la rouille brune et la rouille jaune ont été présentes à des niveaux de pression moyens à forts, selon les espèces.

Bilan colza : L'absence de pluie de la mi-aout 2019 jusqu'à fin septembre a, une nouvelle fois, pénalisé les chantiers d'implantation de la culture de colza dans le Sud-Ouest. Des retards importants dans les levées sont observés et, dans certains cas, des intentions de semis ne sont pas réalisées. Pour les cultures en place, la douceur de l'hiver permet un redémarrage rapide des plantes au printemps. Les biomasses de sortie d'hiver sont globalement inférieures à celles de l'an dernier. Le retour des conditions sèches en février et mars pénaliseront  l'assimilation des éléments minéraux, puis, les pluies importantes en fin de cycle et un rayonnement faible pénaliseront fortement le remplissage des graines, expliquant les rendements inférieurs à la moyenne obtenus cette année. Côté ravageurs d'automne, le charançon du bourgeon terminal a été particulièrement présent cette année. Mais ce sont plutôt les ravageurs de printemps, et tout particulièrement les méligèthes, qui ont été particulièrement présents cette année compte tenu de la douceur de l'hiver. Côté maladie, la pression sclérotinia a été moyenne et la fin de cycle a été marquée par la présence d'alternaria.

Bilan protéagineux: Le début de campagne a été marqué par une pluviométrie importante dès novembre jusqu’à la fin décembre perturbant considérablement les semis de nombreuses cultures d'hiver. Les semis ont donc été réalisés majoritairement de la fin décembre et jusqu'à début janvier. Le printemps tout en contraste avec une longue période sans pluie puis un rayonnement insuffisant sur la période de mai et juin couplé à une mauvaise alimentation en azote expliquent les rendements hétérogènes et souvent décevants de cette campagne. Ces conditions météorologiques ont été propices à la propagation de maladies comme Ascochytose et botrytis ce qui a augmenté le risque au printemps. Toutefois, la période sèche du début de printemps a permis de limiter la pression. Du coté des ravageurs, la sitone (Sitona Lineatus) a été plus présente que l'année précédente et la pression a été globalement importante sur cette campagne, le pois de printemps étant la culture la plus concernée.

Bilan pois chiche : La pluviométrie hivernale a été l'élément déterminant du début de campagne et a perturbé les travaux de préparation du sol en vue de l’implantation des pois chiche. Le sec s'est ensuite installé ce qui a conduit parfois à des irrégularités de levée ou des faibles vigueurs. Côté maladies, la pression d'ascochytose est hétérogène entre les parcelles, elle est similaire à celle de 2019.