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ENSILAGES DE MAÏS

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C'est parti !

 

 

 

 

 

 

L’ensilage de maïs est un aliment important de l’alimentation de nos animaux. Nous savons tous qu’à 32% de MS, le rendement, la valeur énergétique, la conservation et ingestion sont à l’optimum.

Depuis début août, la pluie a fait son apparition entrainant une chute des températures.
Les maïs vont évoluer plus lentement, mais il faut rester vigilant. Faire le tour des parcelles pour observer l’évolution des plantes est le meilleur moyen de prédire la date de récolte.

Le grain : l’élément clef !

Après la floraison, des sucres sont produits par la photosynthèse sur la partie haute de la plante. Comme toutes les céréales, les sucres migrent, à la fin du cycle de végétation, vers l’épi pour former l’amidon.
A la récolte, l’épi représente la moitié du rendement. Au départ laiteux, l’amidon devient progressivement pâteux puis vitreux. La répartition de ces trois états dans le grain nous renseigne sur la maturité de la plante. Il faut également regarder la tige. Une plante desséchée, par manque d’eau ou présence de pyrale, aura une matière sèche plus élevée de 3 à 4% qu’un maïs vert à l’appareil végétatif très développé.
 

Surveiller l’apparition de la lentille vitreuse

La période optimale pour ensiler est le moment ou les trois états de l’amidon sont répartis de façon homogène dans le grain sur les couronnes centrales de l’épi. Il ne reste alors qu’une goutte de “lait” dans le grain. Malheureusement, à ce moment-là, il est déjà trop tard pour réserver l’ensileuse.

Il faut donc anticiper en surveillant l’apparition d’une tache, appelée lentille vitreuse, au sommet du grain. La matière sèche de la plante est d’environ 25%. Sachant qu’il faut entre 20 et 24 degrés jours (dj) pour gagner 1 point de MS, il devient possible de prédire la date de récolte.
 

Pour réussir un ensilage, c’est l’éleveur qui décide !

Le jour de la récolte, l’éleveur doit être très attentif au déroulement du chantier. En un jour, il va stocker un an de fourrage qui va, de par ses qualités, couvrir les besoins de ses animaux. Le bon déroulement de cette journée est donc crucial.

• Le grain est éclaté !

Il suffit de mettre de l’ensilage à flotter dans un bac et de remuer. Le grain ne flotte pas et tombe au fond du récipient. Il devient donc facile de contrôler une grande quantité de grain. Cette opération facile se fait au silo. Lorsque les maïs sont hétérogènes et secs, il peut être intéressant de multiplier les vérifications pour être sur que le grain est éclaté. Dans le cas inverse il sera nécessaire de serrer l’éclateur.

• Une coupe franche !

Le hachage a deux objectifs contradictoires. Il faut hacher fin pour faciliter le tassement du silo et laisser des brins assez longs pour la mastication des vaches. Il n’y a pas de longueur de coupe optimale à conseiller lors de la récolte. Cependant la taille des brins doit être franche et ne doit pas dépasser 20 mm. L’observation de la ration avec un tamis secoueur et l’expérience de l’éleveur, permettent de calculer une longueur de coupe préconisée. A réglage identique, le résultat varie. Il est donc important de contrôler très régulièrement les brins au silo et ne pas hésiter à changer les réglages machines.


Les machines sont maintenant performantes et il ne peut pas être admis que l’ensilage ne corresponde pas aux résultats attendus.
L’expression du potentiel de vos animaux en dépend !!!

•Au silo, il faut tasser !

Les ensileuses et les bennes sont de plus en plus grosses et il devient difficile de tenir la cadence. La personne réalisant le silo doit limiter le débit du chantier.
L’objectif étant de conserver les qualités du fourrage, il faut prendre le temps de bien faire son silo. Charger le long des murs pour créer une légère pente vers l’intérieur va permettre d’écarter le tracteur du mur et de limiter la perforation de la bâche. Il faut veiller à faire de fines couches successives et mettre les parcelles les plus sèches dessous pour que le tassage soit efficace.

Pour permettre une évolution normale du silo il est impératif de chasser un maximum d’air. Le tracteur sera chargé et les pneus gonflés.
Les pneus basse pression seront bien entendu proscrit.

La quantité d’air dans un mètre cube dépendra aussi de la matière sèche du fourrage récolté. Cette quantité d’air va conditionner la vitesse de stabilisation du silo. Une stabilisation rapide garantira une bonne conservation du fourrage et limitera le développement de moisissures et de toxines.

Pour que les valeurs du fourrage soient stables dans le temps, les couches seront le plus horizontales possibles.
Lorsque l’ensilage de l’année précédente n’est pas terminé, il faudra le retravailler pour permettre une transition sur un mois.
Dans la mesure du possible, le front d’attaque changera de côté pour finir en priorité le fourrage de 2018.

Le silo sera fermé rapidement de façon hermétique et protégé de toutes détériorations.
Pensez à prendre un échantillon toutes les 4 bennes pour faire une analyse.

 

Alexis Gangneron et Thibault Viguié de la Chambre d’agriculture de Tarn-et-Garonne